Je reprends mon chemin
J'aurais pu m'arrêter et puis, vaille que vaille,
Je reprends mon chemin, mon voyage au long cours,
La ville est déjà loin, j'ai franchi ses murailles
Pour poursuivre apaisée l'implacable parcours.
Et même si les chants ont perdu leur audace,
Et même si les mots se sont évanouis,
Mes pas ont emboité d'une muse la trace
Et le soleil revient me dire l'éclaircie.
Le doute est encor là, cruel, qui me questionne,
Ce que j'ai fait ici, au moins l'ai-je bien fait
Ou me suis-je donnée aux trompettes qui sonnent,
A tous ces cris menteurs de fausse renommée.
Est-il encore temps, vers la fin du voyage
De mettre enfin le cap sur un autre horizon,
Ou bien faut-il passer le reste de son âge
Sur un même terreau, dans le même sillon.
Dois-je me contenter de ces fleurs que je sème
Plutôt que d'espérer un jardin différent,
La terre est dure, hélas, même pour ceux qui l'aiment
Et la charrue s'épuise à vaincre le chiendent.
Mais à quoi bon, c'est vrai, de telles inquiétudes,
Le ciel est toujours bleu et une aube se lève
Étendant ses bienfaits sur cette multitude
D'humains toujours inquiets où se meurent leurs rêves.
Parfois …
Parfois j'aimerais vivre à la table des fées
Ou, pendant leur sabbat, côtoyer des sorcières,
Fréquenter des lutins sous la lune bleutée,
Boire un élixir aux parfums de mystère.
Enfourcher un cheval aux ailes de géant
Et monter jusqu'au ciel, même plus haut encore,
Parler avec les dieux ou les maîtres du temps
M'enfuir toute une nuit, revenir à l'aurore.
Sans les avoir appris, connaître tous les mots,
Les mots que l'on écrit et ceux que l'on invente,
Etre de nulle part, de quelques astre là-haut,
Ou du cœur d'un volcan sous sa lave brûlante.
Sortir de cette vie faite du cours des jours,
Le jeu du lendemain pour unique espérance,
Ce monde sans envie, ce monde sans amour,
Ce parfum sans attrait d'une mer de silence.
Devenir cavalière ou dragon ou nomade,
Fuir et encore fuir, ne pas me retourner,
Sans connaître jamais la fin de la balade,
Jusqu'au phare lointain, au port des évadés.
Peut-être est-ce pour ça qu'avec vous je m'envole,
Pour changer un instant le chemin de la vie.
Embrasser une fleur au creux de sa corolle,
Transformer en joyau une goutte de pluie.
Désespoir
Parce que mon Amour m’a lâchement trahie
Prétextant le moment venu pour une nouvelle vie
Oubliant les moments de bonheur partagés
Et toutes ces belles promesses échangées
Désespoir
Parce que les amis trop souvent m’ont oublié
Lorsque dans leurs vies tout était à envier
Puis un jour, de nouveau au rendez-vous
M’imploraient de les sortir d’un mauvais coup
Désespoir
Parce que les proches m’ont laissé choir
Affirmant tout ignorer de mes déboires
Se réfugiant derrière toute une apologie
Ne me prodiguant jamais aucun appui
Désespoir
Parce que le bonheur m’a tourné le dos
Me laissant seule porter mon lourd fardeau
Attendant que la faucheuse me rende visite
Pour mette fin à mes jours, par une mort subite
Désespoir
Pour ce terrible "Secret" que je traîne
Pour cette vie gâchée que je mène
Pour tous ces actes impunis
Pour toutes ces blessures subies
Désespoir
Témoins de ma douloureuse asphyxie
M’accompagne dignement dans mon agonie
Au grand jamais ne me quittera
Est l’histoire de mon existence ici-bas
Elle est celle...
Elle est celle qui murmure l'espoir au plus désespéré
Celle qui chaque jour peut vous réconforté
Mais elle est celle qui chaque jour se regarde pleuré dans son miroir...
Car elle ne comprends plus la clarté du noir
Et dans le monde qui l'entoure
Elle ne peut trouver l'amour
Celle qui peint chaque jour un bout de son âme sombre
Celle qui pleure en regardant son ombre
Elle est une fille bien
Celle qui ne regarde pas le lendemain
Pour mieux oublier ce qu'elle peut être
Elle est celle qui regarde les oiseaux
Les regarde s'envoler sans un mot
Elle à un sourire esquisser
Mais ne cesse de pleuré
Elle a une aura merveilleuse
Mais ses yeux son vide, elle n'est pas heureuse
Elle voit tout en noir
Mais dans ses larmes lui reste une lueur d'espoir
Elle ne veut pas être réconforter
Mais elle c'est enfermé dans ce cloître
Elle aurait voulu chanter son désespoir
Mais la folie s'empare lentement de sa mémoire
Que dire de plus sur se qu’elle a fait de sa vie
Tous ça, pour ce qui n'aurais jamais du être en parfaite harmonie.
| Juin 2012 | ||||||||||
| L | M | M | J | V | S | D | ||||
| 1 | 2 | 3 | ||||||||
| 4 | 5 | 6 | 7 | 8 | 9 | 10 | ||||
| 11 | 12 | 13 | 14 | 15 | 16 | 17 | ||||
| 18 | 19 | 20 | 21 | 22 | 23 | 24 | ||||
| 25 | 26 | 27 | 28 | 29 | 30 | |||||
|
||||||||||